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Trouver l'équilibre dans la gouvernance en France... Pas un projet: une révolution!

Le 06/06/2016

Contribution de la Fédération UDI du Gard au projet Présidentiel 2017 de l'UDI

Trouver l'équilibre dans la gouvernance en France... Pas un projet: une révolution!

La fédération UDI du Gard, réunie en convention le samedi 3 juin 2016 propose aux instances chargées de rédiger un projet national, une contribution de politique générale s'articulant autour de trois grands axes: notre identité centriste définie à travers nos valeurs, la manière dont elle peut nous aider à répondre aux défis de notre temps, et enfin, la méthode pour les mettre en application.

 

La définition de nos valeurs :

Parmi les valeurs qui nous réunissent et nous singularisent le mieux, celle de l’humanisme est sans doute la plus pertinente.

L’humanisme qui place sa foi en l’homme, en sa raison, en sa capacité à progresser, à vivre ensemble, dans le respect des individus, et de leur liberté.

Une liberté qui, cependant, implique une responsabilité, comme un droit implique un devoir.

Etre centriste aujourd’hui, c’est donc considérer que la société n’est viable qu’à la condition de trouver un point d’équilibre entre l’intérêt général et les intérêts particuliers ; entre l’individuel et le collectif ; entre les passions et les raisons.

Nous avons la conviction que cet équilibre ne pourra être trouvé qu’en sachant rétablir le dialogue entre des franges prétendument irréconciliables de notre pays. Nous partageons en effet la conviction que le bon sens, la raison et l’intérêt général l’emporteront sur tout autre considération, si l’écoute et le respect de l’autre, la bienveillance et la bonne foi retrouvent droit de cité dans la vie politique.

 

Comment ces valeurs peuvent-elles nous aider à résoudre les défis qui se posent aujourd’hui à notre pays ?

 Notre pays doit faire face à des défis qui exigent de lui des réponses rapides et déterminées.

Nulle société politique moderne n’a pu en relever de semblables sans faire preuve d’autorité dans ses principes essentiels; sans garantir la liberté fondamentale de ses membres.

 

Restaurer l’autorité

C’est pourquoi, nous affirmons clairement que l’Etat doit redéfinir son domaine d’action afin de garantir à nouveau, et sans atermoiement, le respect de la Loi.

Seule la Justice peut garantir l’indispensable équilibre entre droits et devoirs. Mais elle souffre à l’évidence aujourd’hui d’un manque de moyens pour faire appliquer ces décisions.

Le rétablissement de la Justice doit être une priorité absolue. Tant dans ses principes que dans les moyens matériels qui sont mis à sa disposition pour faire appliquer ses décisions.

L’éducation constituant également un moyen essentiel de garantir l’adhésion des individus aux valeurs morales d’une société, il nous apparaît tout aussi indispensable de restaurer l’autorité du corps enseignant.

Justice et éducation : deux domaines qu’il s’agit de sacraliser en conférant à ceux qui exercent leur mission une légitimité sans faille. Cela devra passer par la revalorisation morale tout autant que financière de ces fonctions.

 

Redonner la liberté :

Parmi les valeurs que l’éducation nationale doit inculquer, celle de la méritocratie nous semble la plus essentielle à notre idée de la République.

Loin d’être incompatible avec l’égalité des chances, il nous semble que l’avoir trop négligée a entraîné une école à deux vitesses impropre au maintien de l’ascenseur social.

Cette méritocratie doit libérer l’éducation nationale d’un certain nombre de dogmes qui la conduisent trop souvent à se trouver en décalage avec la réalité économique de notre pays. La formation professionnelle, dont l’apprentissage,  doit donc retrouver toute sa place au sein de l’école et être revalorisé ; l’enseignement supérieur doit, pour sa part, être en phase avec les réalités du marché de l’emploi.

Le monde du travail dans son ensemble doit également permettre à l’individu une plus grande souplesse dans son environnement professionnel. L’initiative  doit être promue, et notre pays doit entamer une réforme fiscale d’ampleur en transférant la base d’imposition du travail, vers la consommation et le patrimoine. Les charges sociales devant, quant à elles, être optimisées, dans le cadre d’une solidarité nationale moins systématique et mieux répartie vers celles et ceux qui en ont le plus besoin, comme les retraités et les personnes en situation de handicap

 

Affirmer nos valeurs :

Respect des règles, et de l’autorité, méritocratie et responsabilité individuelle, sont des valeurs que nous affirmons avec force dans les réponses aux défis de 2016.

Nous estimons par ailleurs, que les corps intermédiaires, et les sphères de solidarité doivent être aussi l’objet de notre attention.

De la famille, à l’Europe, en passant par les traditions locales, l’individu qu’il soit pris au sens strict, ou en tant que citoyen, a besoin, pour se construire, de repères et de valeurs qui ont fait l’histoire de sa communauté de vie.

C’est pourquoi nous réaffirmons notre vision d’une laïcité « ouverte », qui ne combat pas la spiritualité ou la religiosité des individus. Mais elle la cantonne obstinément à la sphère privée, et, les traite, dans ce cadre avec égalité, sans méconnaître pour autant notre patrimoine culturel commun marqué par l’Histoire occidentale dont une large part est, elle même influencée par le christianisme.

C’est pourquoi nous réaffirmons notre volonté de voir l’Europe, notre projet politique essentiel, fondé sur la conviction que le partage, et la coopération sont les conditions d’une paix durable entre les peuples, se doter d’une structure fédérale capable d’harmoniser les règles sociales et fiscales de notre continent.

C’est pourquoi, nous réaffirmons enfin, notre nécessaire modération dans l’utilisation de l’argent public. Nous avons fait l’effort de réfléchir à des propositions qui n’érigent pas « le manque de moyens » comme cause de tous les maux. La volonté politique, associée à la bonne volonté de tous les citoyens, nous permettront de trouver des solutions tout en garantissant le respect de la règle d’or budgétaire, gage de notre respect à l’égard des générations futures.

 

Notre méthode :

Nous pensons que les principes que nous venons de réaffirmer trouvent un large écho au sein de la société française.

Nous constatons, malgré cela, que nos institutions ne parviennent plus à faire émerger des solutions consensuelles et de bon sens pourtant nécessaires à la réforme et à la vitalité de notre pays, et ce, par défaut de légitimité.

Les citoyens français ne peuvent plus se satisfaire de cette « démocratie d’autorisation » qui donne tous les pouvoirs à un seul homme pour 5 ans.

Nous estimons nécessaires de confronter cette légitimité personnelle qu’est celle du Président de la République, à celle d’une véritable représentation nationale.  Nos concitoyens dans leur diversité politique que l’on sait riche d’une culture pluriséculaire, ont droit à autre chose qu’une majorité pléthorique et une opposition systématique.

Nous aurons ainsi, sans doute, moins de lois, mais des lois, garanties sans 49.3 ! Des lois partagées, négociées, et légitimées par un spectre politique large face auquel les minorités de blocage ne pourront que s’incliner.

N’oublions pas que les plus grandes lois de la République, celles dont l’empreinte reste encore aujourd’hui vivace, comme la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ont été votées par des majorités composites mais solides qui ont su établir et révéler les consensus existants dans la société française.

 

Et trouver le point d’équilibre…

L’équilibre… ce n’est pas un projet, c’est une révolution !

 

 

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